« Obliger Dieu au repentir »: un article de J.-C. Attias dans Tenou’a (167, printemps 2017)
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« La Bible ? Si vous n’en avez pas entre les mains une version censurée et si vous la lisez telle qu’elle se donne à lire, vous devez vous sentir mal. Pas parce que le sang coule à chaque page ou presque. Là, pour le coup, la Bible dit le vrai. Elle nous parle du monde tel qu’il est : barbare et sanguinaire. Et des hommes tels qu’ils étaient alors – et sont encore aujourd’hui. On ne saurait le lui reprocher. Ce n’est pas la Bible, en l’occurrence, qui nous scandalise. Mais bien le monde et les hommes. Ce qui nous gêne, en revanche, dans la Bible, nous, enfants de l’ère des « droits humains », c’est Dieu. Et ce sont ses prophètes.

Dieu, d’abord, qui ouvre sa longue carrière de meurtrier de masse par un déluge. Il n’y avait donc à sauver que Noé et les siens ? Qui peut le croire ? Un mythe, me direz-vous ? Je ne vois pas ce que ça change. De toute façon, ça ne s’arrête pas là… » 

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